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Vendredi 03 Février 2012 PDF Imprimer Envoyer
Février 2012

Le rapport de la Cour des comptes conforte le scénario de transition énergétique du Parti Socialistepresse

 

Le rapport de la Cour des comptes sur les coûts de la filière électronucléaire paru ce jour valide les orientations prises par le parti Socialiste, dans le scénario de transition énergétique qu'il propose aux Français.

 

Ce rapport, de grande qualité, rassemble toutes les données factuelles disponibles sur les éléments qui constituent les coûts de la production d’électricité nucléaire, passés, présents et futurs avec une exigence constante de sûreté, et contribue ainsi à la nécessaire transparence pour débattre sereinement de l'avenir du nucléaire en France.

 

La Cour des Comptes examine particulièrement les coûts suivants : le démantèlement des centrales, le traitement et le stockage des déchets, les investissements de sûreté préconisés par l'ASN, la maintenance et la prolongation de la vie des centrales. Elle examine en outre l’ensemble des externalités positives ou négatives de la filière nucléaire.

 

Les deux premières dépenses constituent des dépenses obligatoires, quel que soit le scénario retenu pour le futur. Leur montant reste incertain, mais même s’il devait être fortement réévalué, son impact serait limité sur le modèle économique actuel.

 

Pour les charges futures de démantèlement des centrales et de stockage des déchets, la Cour confirme sans surprise que leur financement n'est ni assez précis ni suffisamment abondé par les opérateurs, émettant de fortes réserves sur l'affectation des actifs de RTE et des opérateurs pour couvrir ces charges, comme les socialistes l'avaient déjà dénoncé.

 

Comme le PS le propose depuis longtemps, il est indispensable et urgent de sanctuariser le financement du démantèlement des centrales et de la gestion des déchets radioactifs à vie longue dans un fonds dédié, par la contribution directe des exploitants. Un audit approfondi et indépendant devra être mené sur ce point.

 

Sur le coût du renouvellement du parc de production à neuf, les chiffres proposés par la Cour démontrent la pertinence du choix proposé par le Parti Socialiste en faveur de la diversification dans les énergies renouvelables et du renforcement de la maitrise de la demande.

 

Sur la prolongation de la durée de vie des centrales, malgré l’impact des investissements post-Fukushima et des besoins en maintenance, le parc nucléaire historique conserve à ce jour sa pertinence. Dans ce cadre, la durée d’exploitation des centrales du parc actuel, qui devra notamment intégrer les recommandations de l’ASN, constituera une donnée majeure de la politique énergétique.

 

Comme le candidat socialiste l’a annoncé, les décisions de fermeture seront donc à prendre au cas par cas, en tenant compte de l'ensemble des exigences techniques, économiques et de sûreté. A l’exception de la centrale de Fessenheim qui, s’il est élu, sera fermée sur le quinquennat, ces décisions seront prises à partir de 2020-2023.

 

Les choix d'orientation du mix énergétique du parti Socialiste ressortent donc confortés par cette analyse neutre et objective.

 

Le maintien d'une partie du parc nucléaire existant jusqu'à l'horizon 2025, à hauteur de 50% du mix de production électrique, permettra d'assurer l'optimisation des investissements considérables déjà consentis par les Français, ainsi que le maintien de l'excellence des compétences industrielles en matière nucléaire.

 

Cette optimisation permettra à l'Etat de financer une politique ambitieuse d'économie d'énergie et de développer enfin des filières industrielles d'énergies renouvelables indispensables à la transition énergétique, qui permettront à la France de maintenir son indépendance énergétique et de tenir ses engagements européens en matière climatique.

Ce sera tout l'enjeu du grand débat démocratique sur la transition énergétique proposé par notre candidat socialiste, que la Cour des comptes elle-même appelle de ses vœux.

 

 

presseEtudiants étrangers : Le Parti Socialiste prépare l'avenir

 

Le Parti Socialiste a reçu le Collectif du 31 mai ce mercredi 1er février. Contrairement au gouvernement, il a ainsi témoigné de son intérêt à entendre les principaux concernés : les étudiants. Le candidat Socialiste a écouté et pris des engagements précis :

 

- abroger les circulaires qui ont porté gravement préjudice aux étudiants étrangers, aux entreprises, aux universités et à l'image de la France,

- préparer dès maintenant un projet de nouvelle circulaire pour traiter rapidement la situation en concertation avec les acteurs concernés,

- revoir, au-delà de cette circulaire, les dispositions législatives relatives aux étudiants étrangers dans le cadre d'une loi globale sur l'immigration.

 

Il conviendra de sécuriser le statut de l'étudiant étranger pendant ses études avec une carte de séjour pluriannuelle correspondant à la durée du cycle d'études, ce qui - dans les faits - n'est pas le cas aujourd'hui.

 

Il s'agira aussi de permettre l'exercice d'une première expérience professionnelle pour les diplômés étrangers à l'issue de leurs études en France, en revoyant en profondeur le système de l'autorisation provisoire de séjour ou d'application du changement de statut de droit commun.

 

Le prochain gouvernement (Socialiste) donnera enfin une impulsion aux échanges entre universités françaises et étrangères. C'est la condition de la compétitivité de nos universités et de nos grandes écoles.

 

La France ne peut pas perdre la bataille des talents.

 
Mercredi 1 Février 2012 PDF Imprimer Envoyer
Février 2012

Sommet européen du 30 janvier : un nouvel accord d’austérité et de récessionpresse

 

L’accord conclu lundi à Bruxelles, voulu par la chancelière Merkel et le Président français sortant, n’apporte rien de nature à engager l’Europe sur la voie du redressement économique, budgétaire, financier et social. Dans le prolongement des annonces et décisions prises depuis le début de la crise grecque, il fait le choix de l’austérité et de la discipline alors qu’il faudrait de la relance et de la solidarité.

 

Elaboré sur une base intergouvernementale, du fait veto britannique, le texte met de côté les acquis de la construction européenne. Au delà de son inefficacité programmée, cette méthode sape les fondements de la délibération européenne. Face à un tel déficit démocratique, c'est la règle d'or de la démocratie européenne qui est bafouée. 

 

Il prétend renforcer le pilier économique de l'Union Economique et Monétaire mais se focalise sur le seul durcissement de la discipline budgétaire et exige des Etats membres de l'eurozone de transposer dans leurs lois fondamentales une règle qui interdira toute politique de soutien à l'économie. Cet accord ignore la nécessité de corriger les déséquilibres macro-économiques internes à la zone qui se sont aggravés depuis le passage à l’euro et l’adoption du Pacte de stabilité. 

 

Le Président de la République espère ainsi se donner une caution de gestionnaire sérieux, alors même qu'il n'a eu de cesse depuis 4 ans, notamment du fait des cadeaux fiscaux accordés aux plus riches, de violer les règles européennes qu’il veut aujourd’hui renforcer en imposant des saignées budgétaires pour tous.

 

La droite veut faire croire que l’accord du Conseil européen du 9 décembre dernier pour la rédaction de ce Traité a calmé les marchés alors que c’est l’intervention massive de la BCE qui en allouant 500 milliards de liquidités aux banques l’a fait avec l’espoir que celles-ci prêtent aux Etats de l'euro à des taux abordables. Pourtant, si l'Allemagne a récemment pu connaître des taux d'intérêt négatifs, ce n'est toujours pas le cas pour la Grèce, l'Irlande ou le Portugal dont le taux d'intérêt attaché aux titres de dette à 10 ans s'élevait hier à 16%, taux record dans l'histoire financière de ces pays.

 

L’aggravation de la crise économique – la France et l’Allemagne viennent de rabaisser encore leurs prévisions de croissance – montre que l’austérité n’est pas la solution. Plutôt que de se focaliser sur les symptômes de la crise européenne, à savoir le niveau des dettes et des déficits publics, les dirigeants européens devraient s’attaquer à ses racines. L’Europe fait aujourd’hui face à une crise profonde qui demande des mesures fortes et coordonnées de soutien à la croissance. Mais l’accord ne contient rien pour soutenir la croissance, rien pour relancer l’emploi, rien pour renforcer la gouvernance de la zone euro, rien pour améliorer la régulation bancaire et financière pour lutter contre la spéculation. Les euro-obligations ne sont toujours pas à l’ordre du jour !

 

Le Parti Socialiste s’est engagé, dès qu’il sera au pouvoir, à rouvrir le dossier de l’accord européen avec nos partenaires. Le traité proposé hier ne sera pas ratifié avant les élections et n’aura pas de force juridique : les marges de manœuvre sont donc réelles et elles seront utilisées.

 

Face à la crise que nous traversons et au constat d’échec des politiques actuelles, le Parti socialiste propose un cercle vertueux, véritable pacte européen de responsabilité, de gouvernance et de croissance. Notre futur président renégociera et complètera l’accord européen pour lui apporter les dimensions qui lui manquent : la coordination des politiques économiques avec des projets industriels notamment dans le domaine de l’énergie, de l'environnement et la relance de grands travaux ; des instruments pour dominer la spéculation avec un fonds européen qui puisse avoir les moyens d’agir sur les marchés avec le soutien de la Banque centrale européenne ; la création d’euro-obligations afin de mutualiser une partie des dettes souveraines et de financer les grands projets ; une régulation financière et bancaire renforcée avec la séparation des activités de crédit des banques de leurs opérations spéculatives, l’interdiction des produits financiers toxiques, c’est-à-dire sans lien avec les nécessités de l’économie réelle, la suppression des stocks-options et l’encadrement des bonus, l’adoption d’une taxe européenne sur toutes les transactions financières, l’interdiction des activités dans les paradis fiscaux ; une nouvelle politique commerciale fondé sur le principe de juste-échange qui fera obstacle à la concurrence déloyale et qui fixera des règles strictes de réciprocité en matière sociale et environnementale ; une politique du taux de change de l'euro au service de son économie.

 

 

presseLe président de la République découvre les difficultés de nos PME

 

Lors de son entretien télévisé, dimanche 29 janvier au soir, Nicolas Sarkozy a confirmé sa volonté de créer une «banque de l’industrie, filiale d'Oséo», cette mesure prenant la suite d’une série d’annonces sans lendemain sur le même sujet.

 

Il aura donc fallu près de 5 ans au président de la République pour se rendre compte que nos PME peinent à se financer et que le système actuel de soutien est défaillant. 

 

Ce système est en effet trop lointain, trop complexe. Il ne mobilise pas les bons savoir-faire et ne fait une place suffisante ni aux régions, pivots de l'action économique, ni aux partenaires sociaux, qui devraient être consultés sur les orientations stratégiques.

 

Cette banque de l’industrie ne serait en outre dotée que d’un milliard d’euros, ce qui est notoirement insuffisant, d’autant que rien n’est fourni comme réponse concrète sur l’orientation de l’épargne vers la production et non sur la spéculation.

 

Au total, cette proposition, c’est à la fois bien trop peu et bien trop tard.

 

La banque publique d’investissement proposée par le Parti Socialiste prendra bien mieux en compte les spécificités des tissus industriels locaux, grâce au rôle des régions, à un niveau pertinent de mutualisation des risques. Elle agira dans le cadre d’un service bancaire universel afin de simplifier l’accès au financement pour les PME.

 

Le retour de la croissance, de la compétitivité et de l’emploi passe par nos PME. C’est la raison pour laquelle le Parti Socialiste a choisi d’en faire sa principale priorité en faveur du redressement industriel de notre pays.

 
Mardi 31 janvier 2012 PDF Imprimer Envoyer
Janvier 2012

Nicolas Sarkozy use et abuse des moyens de l’Etat pour sa campagnepresse

 

Le PS dénonce l’utilisation, chaque jour plus importante, des moyens de l’Etat au service du candidat sortant.


Le PS avait déjà dénoncé les déplacements de campagnes organisés avec les moyens de l’Etat, l’utilisation du site Internet de l’Elysée pour promouvoir la page Facebook personnelle du candidat de l’UMP.

 

Ce week-end, la confusion des genres et l’emploi des moyens de l'Etat au service d’un parti a franchi un nouveau cap. Aussi bien dans les ministères qu'à l'Elysée, le candidat sortant organise sa campagne avec des moyens publics.

 

La confiscation de 6 canaux pour diffuser son interview de campagne électorale en fut la triste conclusion dimanche soir.

 

Ce dimanche, le monde.fr nous a ainsi révélé qu’à l'Elysée, «une douzaine de personnes», rémunérées par les Français, travaillent déjà à la campagne numérique du candidat sortant.

Vendredi dernier, le ministère de l'Outre-mer, censé représenter les Français dans leur ensemble, et incarner l'impartialité de l'Etat, s'en est pris sur son site avec virulence aux propositions du candidat socialiste.

 

Cette propagande incessante est contraire au code electora : il est interdit aux personnes morales, à l'Etat comme aux collectivités publiques, de contribuer directement ou indirectement sous forme de service à la campagne d'un candidat. Le PS demande solennellement que soit mis fin à ces abus et à cette confusion des genres et des pouvoirs.

 

presseAvec ce gouvernement, rouler n’a jamais été aussi cher!

 

C'est un nouveau coup dur pour le portefeuille des Français : après la hausse de la TVA pour les transports en commun et l’explosion des prix du carburant, c’est au tour des péages de subir une nouvelle hausse, de 2,5% en moyenne. Et jusqu'à 3% sur les autoroutes Paris-Normandie!

 

Depuis leur privatisation, la gestion des autoroutes a pour principal objectif le profit maximum, avec la complicité de la droite. Malgré les augmentations, déjà considérables et dénoncées par la Cour des Comptes, accordées aux concessionnaires, le gouvernement s’est décidé à leur faire ce nouveau cadeau sur le dos des Français.

 

Le ticket de péage affiche pourtant déjà une progression de 11,5% sur la période 2005-2010, presque deux fois supérieure à l’inflation - environ 6 % sur la même période. Le gouvernement récidive cette année avec cette hausse supérieure de près d’un demi-point à celle du coût de la vie, qui porte à plus de 5% l’augmentation sur ces douze derniers mois.Cette décision du gouvernement est choquante, alors qu’au moment de leur privatisation, l’engagement avait été pris de n’augmenter – au maximum – les péages autoroutiers qu’à un taux très légèrement supérieur à l’inflation. Choquante également, parce qu’entre 2005 et 2010, c’est la part du bénéfice net versé aux sociétés d’autoroutes sur chaque ticket qui a le plus augmenté, passant de 12 à 16% !

 

Résultat, en dépit de la crise, et de la légère baisse du trafic autoroutier, les recettes des concessionnaires ne cessent d’augmenter – avec une progression moyenne de 3% par an. Le bénéfice total des sociétés d’autoroutes a fait un bond de 30 % entre 2005 et 2009 ! Depuis leur privatisation, les trois sociétés d’autoroutes ASF, APRR et SANEF seules ont ainsi engrangé plus de cinq milliards d’euros de profits, sans compter les bénéfices pour 2011.Ces chiffres constituent une nouvelle preuve de la double erreur qu’a constitué la privatisation des autoroutes : elle a privé les pouvoirs publics des moyens nécessaires à de réels objectifs de report modal, en faisant de l’usager le grand perdant de cette réforme. Ces hausses à répétition ne peuvent en outre que contribuer à détourner les automobilistes de l'autoroute, alors que le risque d'accidents mortels y est inférieur de 7 fois a celui constaté sur les routes.

 

Dès la victoire de la gauche, des mesures urgentes permettant de venir en aide aux Français qui n’ont d’autre moyen de se déplacer que leur voiture devront être prises ; à commencer par le blocage temporaire du prix de l'essence, une réflexion avec les distributeurs, et le retour de la TIPP flottante.

 

 

presseUn président mal informé

 

Dans son intervention télévisée d’hier, le Président sortant, parlant des créations d’emploi dans les collectivités locales, a déclaré qu’il n’y avait pas eu de transferts de fonctionnaires de l’Etat aux collectivités locales et qu’elles avaient contribué à accroître la dette publique.

 

Le fait de déclarer que les départements et les régions n’auraient pas accueilli les agents d’entretien des collèges et des lycées, pas plus que les agents des anciennes directions départementales de l’équipement transférés aux départements, relève soit de la malhonnêteté intellectuelle, soit de la méconnaissance de la réalité. D’autant plus que l’Etat a conservé un nombre important de crédits relevant de compétences transférées.

 

Quant à la volonté de faire porter sur les collectivités territoriales la responsabilité des déficits, en appelant à l’application de la règle d’or de l’équilibre budgétaire aux collectivités, cela relève de la pure manœuvre électoraliste.

 

Le Président devrait savoir que les collectivités votent des budgets en équilibre tant en fonctionnement qu’en investissement. Qu’elles empruntent seulement pour financer leurs investissements. Que les emprunts des collectivités représentent seulement un quart de leurs dépenses d’investissement et que malgré tout elles concentrent 70% de l’investissement public en faveur des entreprises et de l’innovation. A l’inverse, l’Etat emprunte pour sa part afin de rembourser ses intérêts d’emprunts contractés antérieurement.

 

Le Président sortant semble vraiment très mal informé et souhaite faire porter sur les collectivités territoriales la responsabilité de ses propres indigences et de sa mauvaise gestion qui a conduit le dette publique à s’accroître de 612 milliards d’euros sous son autorité.

 

 
Vendredi 27 janvier 2012 PDF Imprimer Envoyer
Janvier 2012

N. Sarkozy, le véritable fossoyeur des classes moyennespresse

 

Laurent Wauquiez et Jean-François Copé, une fois de plus, ont choisi la peur, la caricature et le mensonge en déclarant que le programme présenté par François Hollande tournait le dos aux classes moyennes.

 

A aucun moment, dans son projet, François Hollande ne prévoit la suppression de la défiscalisation des emplois à domicile, créée par Lionel Jospin. Au contraire, il la maintient. A aucun moment, il ne propose de supprimer l'abattement de 10 % sur les salaires et pensions. A aucun moment, il ne projette d'abandonner la PPE que la gauche a créée. En aucun cas, le rapprochement de l'impôt sur le revenu et la CSG n'aggravera la fiscalité pesant sur les classes moyennes, au contraire.

 

Le principe même qui anime la grande réforme fiscale dont le Parti Socialiste a fait une priorité, c'est la Justice, la suppression des cadeaux fiscaux dont les plus riches des Français seuls ont pu bénéficier au cours de ces dernières années. En plafonnant à 10 000 euros les avantages tirés des niches fiscales, ce sont les plus riches des Français qui sont concernés. En instituant une tranche à 45 % pour les revenus supérieurs à 150 000 euros par part, ce sont les 1 % des plus aisés des Français qui sont concernés. En rétablissant un véritable impôt sur la fortune, mais en en exonérant les foyers qui possèdent moins de 1,3 million d'euros de patrimoine, François Hollande protège les classes moyennes et n'atteint que le 1 % des Français les plus riches.

 

La vérité, c'est que les classes moyennes sont aujourd'hui en train de payer la facture que Nicolas Sarkozy leur a présentée. Qui paye aujourd'hui les 2,2 milliards d'euros de taxes sur les mutuelles, si ce ne sont les classes moyennes ? Qui est victime aujourd'hui du nouveau barème de l’impôt sur le revenu qui va taxer les catégories moyennes de plus de 1,8 milliards d’euros et va faire payer 200 000 foyers supplémentaires, si ce ne sont les classes moyennes ? Qui va payer, les 1,9 milliards de TVA supplémentaire déjà votés, si ce ne sont les classes moyennes ? Et qui sera frappé de plein fouet par la hausse massive annoncée de la TVA si ce ne sont les classes moyennes ?

 

La vérité c'est que la vache à lait de Nicolas Sarkozy aura été la classe moyenne. La vérité c'est que celui qui se veut le défenseur des classes moyennes n'en aura été que le fossoyeur.

 

presseM. Sarkozy monopolise une nouvelle fois les antennes de télévision pour sa communication

 

Le Président-candidat se livrera dimanche à une monopolisation des antennes de télévision sans précédent depuis la fin de l’ORTF. L'intervention de Nicolas Sarkozy sera en effet diffusée à 20h10 pendant une heure sur TF1, France 2, TV5, I télé, BFM, LCI ainsi que sur les chaînes parlementaires…

 

C’est une habitude prise depuis 5 ans par Nicolas Sarkozy de réquisitionner l’audiovisuel public comme privé au service de sa communication. Comment ne pas s’alarmer de cette anomalie démocratique ? Elle ne semble pourtant pas émouvoir le Conseil supérieur de l'audiovisuel, alors que la France se retrouve aujourd’hui à la 38ème place des pays respectant la liberté de la presse, selon le dernier classement établi par Reporters Sans Frontières.

 

Le Parti socialiste condamne à nouveau cette dérive qui est la marque d’un quinquennat où, changement du mode de nomination des responsables de l’audiovisuel public aidant,  Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse de vouloir vassaliser les médias.

 

A moins de trois mois du premier tour de l’élection présidentielle, le Parti Socialiste demande solennellement au CSA de sortir de son silence et de s’exprimer clairement dans  le cadre des missions que lui a dévolues la loi, sur les actions qu’il compte entreprendre face à un candidat non déclaré qui abuse de manière aussi manifeste de son statut de Président.

 

 

 

 

 
Jeudi 26 janvier 2012 PDF Imprimer Envoyer
Janvier 2012

L'Emploi : le boulet du bilan Sarkozypresse

 

Alors que la droite est au pouvoir depuis dix ans et que nous approchons de la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, l'emploi, pourtant priorité première des Français, n'aura jamais connu de période aussi catastrophique. Pour le huitième mois consécutif le chômage augmente fortement, avec pour le seul mois de décembre une augmentation forte du nombre de demandeurs d'emploi de + 29.700 pour la seule catégorie A !

 

L’évolution de ces chiffres traduisent par eux même l’ampleur de l’échec de Nicolas Sarkozy : +1.039.200 demandeurs d’emplois supplémentaires depuis qu’il est au pouvoir, dont + 225.200 pour la seule année 2011. Cette politique n’a en outre épargné personne alors que les jeunes n’arrivent plus à entrer sur le marché du travail (+ 147.800 demandeurs d’emplois de plus depuis mai 2007, dont +15.500 pour la seule année 2011) et que les seniors en sont progressivement exclus (+ 335.600 demandeurs d’emplois de plus depuis mai 2007, dont +177.000 pour la seule année 2011).

 

Les annonces du chef de l’Etat à la suite du sommet sur l’emploi sont dans la continuité de la politique confuse et improvisée qui a pourtant conduit à ces résultats. Après avoir incité les entreprises à avoir recours aux heures supplémentaires pendant 3 ans, Nicolas Sarkozy propose aujourd’hui de développer le chômage partiel – Il était temps, mais que de temps perdu qui engage sa responsabilité ! Après avoir supprimé 1800 postes à Pôle emploi en 2011, il propose d’en créer 1000 en 2012 ! Alors qu’en 10 ans, les crédits de la politique pour l’emploi ont été réduits de 6,6 milliards, il annonce un grand plan pour l’emploi mais de seulement 400 millions d’euros redéployés.

 

L’emploi n’aura pas été une priorité de Nicolas Sarkozy, il n’aura donc eu aucun résultat.

 

Face à cette situation, nous sommes consternés mais plein d'espoir. En faisant de l'emploi sa priorité, par la mise en place d’une politique économique basée sur une industrie ambitieuse qui renouera avec l’innovation, basée également sur une meilleure protection de l'emploi des Français et en faisant de la jeunesse une grande ambition, le programme socialiste nous permettra de retrouver le chemin de l’emploi et de la croissance.

pressePôle Emploi ne risque pas le chômage technique

 

Le ministre du travail, Xavier Bertrand a présenté ce mercredi la feuille de route de Pôle Emploi en Conseil des ministres. La réduction du nombre de postes combinée à l’augmentation du nombre de chômeurs met Pôle Emploi à l’abri de tout chômage technique. C’est plutôt le burn-out qui guette ses agents.

 

Depuis la création de Pôle Emploi, à la suite de la fusion entre l’ANPE et les Assedic, les conditions de travail des agents n'ont cessé de se dégrader tout comme la qualité des prestations délivrées aux demandeurs d’emplois. Avec un million de chômeurs en plus depuis 2007, et un taux de chômage des jeunes de plus de 23% (deux fois plus que la moyenne nationale), la politique de l’emploi et la lutte contre le chômage devraient être une priorité pour le gouvernement. Au lieu de cela, la droite ne cesse de les détricoter. Pas étonnant, pour un gouvernement qui considère les chômeurs comme responsables de leur situation, des assistés, «des cancers de la société», selon les propres termes du Secrétaire d’Etat Laurent Wauquiez.

 

Avec près de 200 demandeurs d’emploi par agent, contre 60 prévus lors de la création de Pôle Emploi, les agents sont dans l’incapacité de proposer un accompagnement personnalisé aux demandeurs d’emploi. En 10 ans, les crédits de la politique pour l’emploi ont été réduits de 6,6 milliards (40% du total). La rallonge de 400 millions annoncée la semaine dernière fait bien pâle figure !

 

Faire, défaire, refaire, permet peut-être d’occuper l’espace médiatique mais ne peut tenir lieu de politique. On ne peut pas jouer de manière politicienne avec 4,4 millions de personnes au chômage ou en situation de sous-emploi.

 

Avec François Hollande le Parti Socialiste a mis la justice au cœur de son projet. La première priorité pour restaurer la justice est de permettre à chacun de vivre dans des conditions décentes grâce à son travail. Non seulement Pôle Emploi doit avoir les moyens de prendre en charge correctement les demandeurs d’emploi, mais surtout une politique offensive de création d’emplois doit être engagée, elle passera par la réindustrialisation du pays, par le soutien aux petites et moyennes entreprises qui sont les principaux créateurs d’emplois en France, et par un véritable effort en direction des jeunes – premières victimes de la crise – qui bénéficieront des contrats de génération et des emplois d’avenir dans le secteur associatif.

 
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