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Février 2012
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La réforme des enseignants : carton rouge de la Cour des comptes
Dans son rapport remis hier, mercredi 08 février, la Cour des comptes est formelle : la réforme de la formation des enseignants est un désastre.
La Cour confirme ainsi ce que tous les acteurs de l’éducation dénoncent sans relâche depuis maintenant trois ans. Non seulement cette réforme a considérablement dégradé la formation - et donc le niveau - des enseignants, mais elle n’a même pas rempli son but premier : réaliser des économies budgétaires sur le dos de la qualité de l’enseignement.
Réforme conduite sans réflexion pédagogique, concours trop tardifs, conduisant à des échecs massifs et, surtout, absence totale de formation pratique sont à juste titre pointés du doigt par les rapporteurs. Près de 70% des enseignants recrutés n’ont eu absolument aucune expérience de l’enseignement avant leur prise de fonction à plein temps. Souvent affectés en zones difficiles, parfois sur plusieurs établissements, obligés en outre d'effectuer des heures supplémentaires, ils ont été très peu - voire pas du tout - accompagnés. Tout cela dans le but essentiel de supprimer l’équivalent de 10 000 emplois à temps plein, économies réduites à néant du fait des diverses indemnités versées et du coût que représentent deux années d’études supplémentaires.
A force d’improvisation et de cynisme, le gouvernement n’aura réussi finalement qu’une seule chose : creuser plus encore la dette éducative de notre pays. Ne restera qu’à confier la formation à des organismes privés, comme le permettra la proposition de loi Grosperrin, si elle était adoptée, pour l’achever.
Avec le futur gouvernement de Gauche, nous referons de la formation des enseignants et de la revalorisation de ce métier nos priorités pour redonner de la valeur à ce métier.
Les tristes records s’accumulent
L'économie française a enregistré un déficit commercial record de 69,6 milliards d'euros en 2011. Un bien triste record pour notre économie et le résultat direct de l'absence de politique industrielle menée par le gouvernement. Il va hélas de pair avec la destruction de 750 000 emplois industriels et le recul de la France du 8ème au 22ème rang mondial pour l'innovation, en 10 ans.
Face à ces chiffres calamiteux, le Secrétaire d’Etat au commerce extérieur ose annoncer que le gouvernement a « la recette pour faire revenir notre balance commerciale à l'équilibre en l'espace de cinq ans". Que ne l'a-t-il fait plus tôt !
Ce dont notre économie a besoin, c’est avant tout d’une véritable stratégie industrielle, d’une vision à long terme. Si l’Allemagne, si souvent citée, compte 71% de PME industrielles qui exportent (contre 35% en France), c’est parce qu’elle a investi massivement dans l’innovation, la recherche, la structuration de filières complètes dans les secteurs porteurs, du grand groupe aux PMI PME, en passant par les Entreprises de Taille Intermédiaire qui nous manquent tant en France.
Si l’on veut inverser la tendance, il faut impérativement réindustrialiser par l'innovation. Le retour de la croissance, de la compétitivité et de l’emploi passe par le dynamisme de nos PMI PME. C’est la raison pour laquelle le Parti Socialiste a choisi d’en faire sa principale priorité en faveur du redressement industriel de notre pays, de sa compétitivité :
- en proposant un effort sans précédent pour les PMI-PME à fort potentiel, afin d’accélérer leur transformation en Entreprises de Taille Intermédiaire innovantes, fortement exportatrices et créatrices d’emplois,
- en accompagnant leur capacité à l’export et le financement de l’innovation, par une banque publique d’investissement, régionalisée et donc au plus près des besoins des entreprises,
- en soutenant la réindustrialisation par l’innovation et en confortant des filières industrielles d’avenir.
C’est tout l’enjeu du Pacte Productif proposé par le programme socialiste qui redonnera à la France sa capacité à créer des emplois innovants et à exporter.
Renault : Un Etat défaillant, une puissance publique low cost
Lors de la signature du pacte automobile, le 9 février 2009, le président de la République avait présenté le maintien de la production automobile en France comme une condition imposée aux constructeurs en échange des aides publiques et des 3 milliards d'euros versés à Renault sous forme de prêts avantageux.
Une fois encore, Nicolas Sarkozy n'a pas été capable de faire respecter les engagements pris.
En effet, le 7 janvier 2010, Renault annonçait déjà que la nouvelle Clio serait fabriquée en Turquie, contredisant ainsi de façon flagrante les engagements du président de la République.
Renault part désormais réaliser du dumping social au Maroc pour produire des voitures low cost destinées à l'Europe et à la France (avec un salaire de 240 euros par mois), une stratégie que l'Etat actionnaire ne peut ignorer, malgré les protestations effarouchées de certains anciens ministres de l'Industrie.
Avec les contrats de relocalisation proposés par le Parti Socialiste, les aides publiques seront conditionnées à l'investissement et à l'emploi sur notre territoire, c'est là la condition d'un véritable patriotisme industriel.
La France a besoin d'une véritable stratégie industrielle et non pas d'une puissance publique low cost comme aujourd'hui.
Si des constructeurs se rapprochent des marchés locaux, cette stratégie ne doit pas porter préjudice aux sites français et par là même aux intérêts industriels français, par l'arrivée sur le marché hexagonal des modèles qui y seront fabriqués.
Plusieurs exemples récents le démontrent : l'usine en Roumanie (Pitesti) dont les véhicules étaient censés desservir le marché d'Europe de l'Est et qui sont aujourd'hui vendus et achetés en France, ou encore l'arrivée en France de la Latitude, véhicule haut de gamme fabriqué en...Corée du Sud dans l'usine de l'alliance Renault-Nissan dont la production était censée être destinée au marché asiatique.
L'avenir de Renault, groupe français dans la mondialisation, n'est pas le low cost, mais la montée en gamme et le développement de la production sur les sites français. |
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Février 2012
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Médecine scolaire : équité et solidarité nationale
Les médecins scolaires sont mobilisés pour la revalorisation de leur profession. Ils suivent 12 millions d'élèves. La médecine scolaire fait partie des avancées d'après-guerre instaurées dans un objectif d'équité et de solidarité nationale.
C'est un outil précieux de prévention et de lutte contre les inégalités sociales sur l'ensemble du territoire. Grâce à la médecine scolaire, les diagnostics peuvent être portés de façon suffisamment précoce pour éviter des pathologies physiques ou mentales plus graves. Elle est totalement présente dans les enjeux actuels de l'éducation à la santé, de l'aide et de l'accompagnement aux soins.
La politique de désengagement de Nicolas Sarkozy a conduit à une dégradation sans précédent de la médecine scolaire. C'est pourquoi nous soutenons le mouvement des médecins scolaires.
Avec les Socialistes, Catherine Lemorton mettra en place une réforme ambitieuse qui passe par la rénovation de leur métier et par le renforcement des effectifs de la santé scolaire. Des 60 000 postes dont le candidat socialiste a annoncé la création, une part significative sera consacrée à la santé scolaire. Non seulement la médecine scolaire doit être soutenue mais il faut la développer au bénéfice des enfants et des adolescents dans nos écoles, et en particulier pour les jeunes les plus vulnérables.
Déficit commercial record en 2011 : l’urgence d’un pacte productif pour la France
Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour l’économie française. Le solde commercial publié aujourd’hui montre un nouveau déficit record à 69,6 milliards d’euros pour 2011.
Face à une dégradation sans précédent, le gouvernement sortant plaide laborieusement que la situation est moins mauvaise que si elle était pire. En réalité, ce résultat signe l’échec des politiques publiques menées depuis 2002, période où notre pays dégageait un excédent commercial. Malgré les efforts de nos entreprises à l’international, la stratégie poursuivie par la droite depuis dix ans a enfermé notre production dans des secteurs à faible valeur ajoutée et expose nos entreprises à la concurrence des émergents. Couplés à une croissance atone et à une détérioration continue des parts de marché de la France dans le commerce mondial, les chiffres de 2011 traduisent la désindustrialisation vécue si douloureusement dans les territoires.
Loin de freiner cette hémorragie, les mesures récemment annoncées par le président sortant l’accentueraient. La hausse de la TVA qu’il cherche à imposer avant les élections ralentira l’activité sans effet ni sur l’emploi ni sur les déficits. Les mal nommés « accords-compétitivité emploi » aggraveront encore la précarité.
Notre pays doit renouer avec une véritable politique industrielle. C’est l’ambition du Pacte productif proposé par le Parti Socialiste. Ses quatre piliers assureront le redémarrage de la croissance, la localisation des activités en France et les emplois de demain :
• La production par le soutien aux filières industrielles d’avenir et le développement des PME et des ETI grâce à Banque publique d’investissement déclinée sous forme de fonds régionaux ou inter-régionaux, ainsi que par la réorientation de l’épargne et de la fiscalité vers l'investissement productif et par la réforme bancaire au service de l'économie réelle.
• L'innovation grâce au soutien à la R&D publique et privée, la réorientation du crédit impôt recherche vers les PME innovantes et les entreprises exposées à la concurrence internationale.
• La formation avec la valorisation des filières d'enseignement technologique et professionnel pour les jeunes, le soutien à la formation continue des salariés, le contrat de génération pour favoriser la transmission des savoirs dans l'entreprise entre les jeunes et les seniors.
• La protection grâce à une meilleure traçabilité des produits consommés et l'application par l'Union européenne de la réciprocité commerciale dans les échanges. Au-delà, c'est une réorientation de l'Europe au service de la croissance et de l'emploi qui est indispensable: euro-obligations pour financer les grands projets; coopération renforcée pour l'énergie; changement des politiques monétaires, de la concurrence et commerciales qui, actuellement, nuisent aux intérêts des entreprises et des salariés européens.
Les socialistes, veulent remettre la France en tête des nations qui pèsent dans la mondialisation. Forts de la confiance des Français, ils engageront en 2012 l'indispensable redressement productif.
Grand froid et précarité énergétique : le gouvernement s'enlise quand les plus démunis souffrent
Alors que la France connaît une vague de grand froid, nous ne pouvons nous empêcher de penser aux 8 millions de victimes de précarité énergétique et à toutes les familles qui souffrent des températures extrêmes qui traversent actuellement la France.
A cause de la crise et de l’augmentation des prix de l’énergie, ces familles sont contraintes de réduire considérablement leur consommation, ou de ne plus se chauffer du tout. Ceci est absolument insupportable dans notre République.
Or, le gouvernement accuse un retard coupable et s'enlise dans des prétextes juridiques, alors que les Français, et notamment les plus démunis, n'en peuvent plus d'attendre des mesures concrètes pour leur permettre de se chauffer.
Le tarif social de l'énergie, attendu depuis des années, est certes foncièrement insuffisant et inefficace pour répondre à l'enjeu de la précarité énergétique, tant du point de vue de l’aide octroyée (95 euros en moyenne par an pour l’électricité, pour une moyenne de facture de 1 600 euros avec le chauffage électrique) que du nombre de bénéficiaires (650 000 environ sur 2 millions d’éligibles actuels).
Loin des promesses de M. Besson qui s'était engagé sur son automatisation au 1er janvier 2012, lors de la loi NOME de décembre 2010, voilà que celle-ci est encore retardée ce matin, puis déclarée rétroactive cet après-midi.
Ces atermoiements masquent mal l'incurie du gouvernement qui reste sourd aux difficultés des ménages qui n'arrivent plus à payer leurs factures d'énergie, et notamment des 8 millions de personnes en situation de précarité énergétique.
Face à l'urgence sociale, le futur président socialiste mettra en place un dispositif ambitieux et adapté afin d'assurer à tous un accès abordable à l'énergie, qui est un bien essentiel.
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Février 2012
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Le rapport de la Cour des comptes conforte le scénario de transition énergétique du Parti Socialiste
Le rapport de la Cour des comptes sur les coûts de la filière électronucléaire paru ce jour valide les orientations prises par le parti Socialiste, dans le scénario de transition énergétique qu'il propose aux Français.
Ce rapport, de grande qualité, rassemble toutes les données factuelles disponibles sur les éléments qui constituent les coûts de la production d’électricité nucléaire, passés, présents et futurs avec une exigence constante de sûreté, et contribue ainsi à la nécessaire transparence pour débattre sereinement de l'avenir du nucléaire en France.
La Cour des Comptes examine particulièrement les coûts suivants : le démantèlement des centrales, le traitement et le stockage des déchets, les investissements de sûreté préconisés par l'ASN, la maintenance et la prolongation de la vie des centrales. Elle examine en outre l’ensemble des externalités positives ou négatives de la filière nucléaire.
Les deux premières dépenses constituent des dépenses obligatoires, quel que soit le scénario retenu pour le futur. Leur montant reste incertain, mais même s’il devait être fortement réévalué, son impact serait limité sur le modèle économique actuel.
Pour les charges futures de démantèlement des centrales et de stockage des déchets, la Cour confirme sans surprise que leur financement n'est ni assez précis ni suffisamment abondé par les opérateurs, émettant de fortes réserves sur l'affectation des actifs de RTE et des opérateurs pour couvrir ces charges, comme les socialistes l'avaient déjà dénoncé.
Comme le PS le propose depuis longtemps, il est indispensable et urgent de sanctuariser le financement du démantèlement des centrales et de la gestion des déchets radioactifs à vie longue dans un fonds dédié, par la contribution directe des exploitants. Un audit approfondi et indépendant devra être mené sur ce point.
Sur le coût du renouvellement du parc de production à neuf, les chiffres proposés par la Cour démontrent la pertinence du choix proposé par le Parti Socialiste en faveur de la diversification dans les énergies renouvelables et du renforcement de la maitrise de la demande.
Sur la prolongation de la durée de vie des centrales, malgré l’impact des investissements post-Fukushima et des besoins en maintenance, le parc nucléaire historique conserve à ce jour sa pertinence. Dans ce cadre, la durée d’exploitation des centrales du parc actuel, qui devra notamment intégrer les recommandations de l’ASN, constituera une donnée majeure de la politique énergétique.
Comme le candidat socialiste l’a annoncé, les décisions de fermeture seront donc à prendre au cas par cas, en tenant compte de l'ensemble des exigences techniques, économiques et de sûreté. A l’exception de la centrale de Fessenheim qui, s’il est élu, sera fermée sur le quinquennat, ces décisions seront prises à partir de 2020-2023.
Les choix d'orientation du mix énergétique du parti Socialiste ressortent donc confortés par cette analyse neutre et objective.
Le maintien d'une partie du parc nucléaire existant jusqu'à l'horizon 2025, à hauteur de 50% du mix de production électrique, permettra d'assurer l'optimisation des investissements considérables déjà consentis par les Français, ainsi que le maintien de l'excellence des compétences industrielles en matière nucléaire.
Cette optimisation permettra à l'Etat de financer une politique ambitieuse d'économie d'énergie et de développer enfin des filières industrielles d'énergies renouvelables indispensables à la transition énergétique, qui permettront à la France de maintenir son indépendance énergétique et de tenir ses engagements européens en matière climatique.
Ce sera tout l'enjeu du grand débat démocratique sur la transition énergétique proposé par notre candidat socialiste, que la Cour des comptes elle-même appelle de ses vœux.
Etudiants étrangers : Le Parti Socialiste prépare l'avenir
Le Parti Socialiste a reçu le Collectif du 31 mai ce mercredi 1er février. Contrairement au gouvernement, il a ainsi témoigné de son intérêt à entendre les principaux concernés : les étudiants.
Le candidat Socialiste a écouté et pris des engagements précis :
- abroger les circulaires qui ont porté gravement préjudice aux étudiants étrangers, aux entreprises, aux universités et à l'image de la France,
- préparer dès maintenant un projet de nouvelle circulaire pour traiter rapidement la situation en concertation avec les acteurs concernés,
- revoir, au-delà de cette circulaire, les dispositions législatives relatives aux étudiants étrangers dans le cadre d'une loi globale sur l'immigration.
Il conviendra de sécuriser le statut de l'étudiant étranger pendant ses études avec une carte de séjour pluriannuelle correspondant à la durée du cycle d'études, ce qui - dans les faits - n'est pas le cas aujourd'hui.
Il s'agira aussi de permettre l'exercice d'une première expérience professionnelle pour les diplômés étrangers à l'issue de leurs études en France, en revoyant en profondeur le système de l'autorisation provisoire de séjour ou d'application du changement de statut de droit commun.
Le prochain gouvernement (Socialiste) donnera enfin une impulsion aux échanges entre universités françaises et étrangères. C'est la condition de la compétitivité de nos universités et de nos grandes écoles.
La France ne peut pas perdre la bataille des talents. |
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Février 2012
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Sommet européen du 30 janvier : un nouvel accord d’austérité et de récession
L’accord conclu lundi à Bruxelles, voulu par la chancelière Merkel et le Président français sortant, n’apporte rien de nature à engager l’Europe sur la voie du redressement économique, budgétaire, financier et social. Dans le prolongement des annonces et décisions prises depuis le début de la crise grecque, il fait le choix de l’austérité et de la discipline alors qu’il faudrait de la relance et de la solidarité.
Elaboré sur une base intergouvernementale, du fait veto britannique, le texte met de côté les acquis de la construction européenne. Au delà de son inefficacité programmée, cette méthode sape les fondements de la délibération européenne. Face à un tel déficit démocratique, c'est la règle d'or de la démocratie européenne qui est bafouée.
Il prétend renforcer le pilier économique de l'Union Economique et Monétaire mais se focalise sur le seul durcissement de la discipline budgétaire et exige des Etats membres de l'eurozone de transposer dans leurs lois fondamentales une règle qui interdira toute politique de soutien à l'économie. Cet accord ignore la nécessité de corriger les déséquilibres macro-économiques internes à la zone qui se sont aggravés depuis le passage à l’euro et l’adoption du Pacte de stabilité.
Le Président de la République espère ainsi se donner une caution de gestionnaire sérieux, alors même qu'il n'a eu de cesse depuis 4 ans, notamment du fait des cadeaux fiscaux accordés aux plus riches, de violer les règles européennes qu’il veut aujourd’hui renforcer en imposant des saignées budgétaires pour tous.
La droite veut faire croire que l’accord du Conseil européen du 9 décembre dernier pour la rédaction de ce Traité a calmé les marchés alors que c’est l’intervention massive de la BCE qui en allouant 500 milliards de liquidités aux banques l’a fait avec l’espoir que celles-ci prêtent aux Etats de l'euro à des taux abordables. Pourtant, si l'Allemagne a récemment pu connaître des taux d'intérêt négatifs, ce n'est toujours pas le cas pour la Grèce, l'Irlande ou le Portugal dont le taux d'intérêt attaché aux titres de dette à 10 ans s'élevait hier à 16%, taux record dans l'histoire financière de ces pays.
L’aggravation de la crise économique – la France et l’Allemagne viennent de rabaisser encore leurs prévisions de croissance – montre que l’austérité n’est pas la solution. Plutôt que de se focaliser sur les symptômes de la crise européenne, à savoir le niveau des dettes et des déficits publics, les dirigeants européens devraient s’attaquer à ses racines. L’Europe fait aujourd’hui face à une crise profonde qui demande des mesures fortes et coordonnées de soutien à la croissance. Mais l’accord ne contient rien pour soutenir la croissance, rien pour relancer l’emploi, rien pour renforcer la gouvernance de la zone euro, rien pour améliorer la régulation bancaire et financière pour lutter contre la spéculation. Les euro-obligations ne sont toujours pas à l’ordre du jour !
Le Parti Socialiste s’est engagé, dès qu’il sera au pouvoir, à rouvrir le dossier de l’accord européen avec nos partenaires. Le traité proposé hier ne sera pas ratifié avant les élections et n’aura pas de force juridique : les marges de manœuvre sont donc réelles et elles seront utilisées.
Face à la crise que nous traversons et au constat d’échec des politiques actuelles, le Parti socialiste propose un cercle vertueux, véritable pacte européen de responsabilité, de gouvernance et de croissance. Notre futur président renégociera et complètera l’accord européen pour lui apporter les dimensions qui lui manquent : la coordination des politiques économiques avec des projets industriels notamment dans le domaine de l’énergie, de l'environnement et la relance de grands travaux ; des instruments pour dominer la spéculation avec un fonds européen qui puisse avoir les moyens d’agir sur les marchés avec le soutien de la Banque centrale européenne ; la création d’euro-obligations afin de mutualiser une partie des dettes souveraines et de financer les grands projets ; une régulation financière et bancaire renforcée avec la séparation des activités de crédit des banques de leurs opérations spéculatives, l’interdiction des produits financiers toxiques, c’est-à-dire sans lien avec les nécessités de l’économie réelle, la suppression des stocks-options et l’encadrement des bonus, l’adoption d’une taxe européenne sur toutes les transactions financières, l’interdiction des activités dans les paradis fiscaux ; une nouvelle politique commerciale fondé sur le principe de juste-échange qui fera obstacle à la concurrence déloyale et qui fixera des règles strictes de réciprocité en matière sociale et environnementale ; une politique du taux de change de l'euro au service de son économie.
Le président de la République découvre les difficultés de nos PME
Lors de son entretien télévisé, dimanche 29 janvier au soir, Nicolas Sarkozy a confirmé sa volonté de créer une «banque de l’industrie, filiale d'Oséo», cette mesure prenant la suite d’une série d’annonces sans lendemain sur le même sujet.
Il aura donc fallu près de 5 ans au président de la République pour se rendre compte que nos PME peinent à se financer et que le système actuel de soutien est défaillant.
Ce système est en effet trop lointain, trop complexe. Il ne mobilise pas les bons savoir-faire et ne fait une place suffisante ni aux régions, pivots de l'action économique, ni aux partenaires sociaux, qui devraient être consultés sur les orientations stratégiques.
Cette banque de l’industrie ne serait en outre dotée que d’un milliard d’euros, ce qui est notoirement insuffisant, d’autant que rien n’est fourni comme réponse concrète sur l’orientation de l’épargne vers la production et non sur la spéculation.
Au total, cette proposition, c’est à la fois bien trop peu et bien trop tard.
La banque publique d’investissement proposée par le Parti Socialiste prendra bien mieux en compte les spécificités des tissus industriels locaux, grâce au rôle des régions, à un niveau pertinent de mutualisation des risques. Elle agira dans le cadre d’un service bancaire universel afin de simplifier l’accès au financement pour les PME.
Le retour de la croissance, de la compétitivité et de l’emploi passe par nos PME. C’est la raison pour laquelle le Parti Socialiste a choisi d’en faire sa principale priorité en faveur du redressement industriel de notre pays. |
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Janvier 2012
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Nicolas Sarkozy use et abuse des moyens de l’Etat pour sa campagne
Le PS dénonce l’utilisation, chaque jour plus importante, des moyens de l’Etat au service du candidat sortant.
Le PS avait déjà dénoncé les déplacements de campagnes organisés avec les moyens de l’Etat, l’utilisation du site Internet de l’Elysée pour promouvoir la page Facebook personnelle du candidat de l’UMP.
Ce week-end, la confusion des genres et l’emploi des moyens de l'Etat au service d’un parti a franchi un nouveau cap. Aussi bien dans les ministères qu'à l'Elysée, le candidat sortant organise sa campagne avec des moyens publics.
La confiscation de 6 canaux pour diffuser son interview de campagne électorale en fut la triste conclusion dimanche soir.
Ce dimanche, le monde.fr nous a ainsi révélé qu’à l'Elysée, «une douzaine de personnes», rémunérées par les Français, travaillent déjà à la campagne numérique du candidat sortant.
Vendredi dernier, le ministère de l'Outre-mer, censé représenter les Français dans leur ensemble, et incarner l'impartialité de l'Etat, s'en est pris sur son site avec virulence aux propositions du candidat socialiste.
Cette propagande incessante est contraire au code electora : il est interdit aux personnes morales, à l'Etat comme aux collectivités publiques, de contribuer directement ou indirectement sous forme de service à la campagne d'un candidat. Le PS demande solennellement que soit mis fin à ces abus et à cette confusion des genres et des pouvoirs.
Avec ce gouvernement, rouler n’a jamais été aussi cher!
C'est un nouveau coup dur pour le portefeuille des Français : après la hausse de la TVA pour les transports en commun et l’explosion des prix du carburant, c’est au tour des péages de subir une nouvelle hausse, de 2,5% en moyenne. Et jusqu'à 3% sur les autoroutes Paris-Normandie!
Depuis leur privatisation, la gestion des autoroutes a pour principal objectif le profit maximum, avec la complicité de la droite. Malgré les augmentations, déjà considérables et dénoncées par la Cour des Comptes, accordées aux concessionnaires, le gouvernement s’est décidé à leur faire ce nouveau cadeau sur le dos des Français.
Le ticket de péage affiche pourtant déjà une progression de 11,5% sur la période 2005-2010, presque deux fois supérieure à l’inflation - environ 6 % sur la même période. Le gouvernement récidive cette année avec cette hausse supérieure de près d’un demi-point à celle du coût de la vie, qui porte à plus de 5% l’augmentation sur ces douze derniers mois.Cette décision du gouvernement est choquante, alors qu’au moment de leur privatisation, l’engagement avait été pris de n’augmenter – au maximum – les péages autoroutiers qu’à un taux très légèrement supérieur à l’inflation. Choquante également, parce qu’entre 2005 et 2010, c’est la part du bénéfice net versé aux sociétés d’autoroutes sur chaque ticket qui a le plus augmenté, passant de 12 à 16% !
Résultat, en dépit de la crise, et de la légère baisse du trafic autoroutier, les recettes des concessionnaires ne cessent d’augmenter – avec une progression moyenne de 3% par an. Le bénéfice total des sociétés d’autoroutes a fait un bond de 30 % entre 2005 et 2009 ! Depuis leur privatisation, les trois sociétés d’autoroutes ASF, APRR et SANEF seules ont ainsi engrangé plus de cinq milliards d’euros de profits, sans compter les bénéfices pour 2011.Ces chiffres constituent une nouvelle preuve de la double erreur qu’a constitué la privatisation des autoroutes : elle a privé les pouvoirs publics des moyens nécessaires à de réels objectifs de report modal, en faisant de l’usager le grand perdant de cette réforme. Ces hausses à répétition ne peuvent en outre que contribuer à détourner les automobilistes de l'autoroute, alors que le risque d'accidents mortels y est inférieur de 7 fois a celui constaté sur les routes.
Dès la victoire de la gauche, des mesures urgentes permettant de venir en aide aux Français qui n’ont d’autre moyen de se déplacer que leur voiture devront être prises ; à commencer par le blocage temporaire du prix de l'essence, une réflexion avec les distributeurs, et le retour de la TIPP flottante.
Un président mal informé
Dans son intervention télévisée d’hier, le Président sortant, parlant des créations d’emploi dans les collectivités locales, a déclaré qu’il n’y avait pas eu de transferts de fonctionnaires de l’Etat aux collectivités locales et qu’elles avaient contribué à accroître la dette publique.
Le fait de déclarer que les départements et les régions n’auraient pas accueilli les agents d’entretien des collèges et des lycées, pas plus que les agents des anciennes directions départementales de l’équipement transférés aux départements, relève soit de la malhonnêteté intellectuelle, soit de la méconnaissance de la réalité. D’autant plus que l’Etat a conservé un nombre important de crédits relevant de compétences transférées.
Quant à la volonté de faire porter sur les collectivités territoriales la responsabilité des déficits, en appelant à l’application de la règle d’or de l’équilibre budgétaire aux collectivités, cela relève de la pure manœuvre électoraliste.
Le Président devrait savoir que les collectivités votent des budgets en équilibre tant en fonctionnement qu’en investissement. Qu’elles empruntent seulement pour financer leurs investissements. Que les emprunts des collectivités représentent seulement un quart de leurs dépenses d’investissement et que malgré tout elles concentrent 70% de l’investissement public en faveur des entreprises et de l’innovation. A l’inverse, l’Etat emprunte pour sa part afin de rembourser ses intérêts d’emprunts contractés antérieurement.
Le Président sortant semble vraiment très mal informé et souhaite faire porter sur les collectivités territoriales la responsabilité de ses propres indigences et de sa mauvaise gestion qui a conduit le dette publique à s’accroître de 612 milliards d’euros sous son autorité.
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